Les Savigny de France et de Suisse

Koh Lanta

Une Savignienne (de Savigny le Temple en Seine & Marne) gagne à Koh Lanta.



Le 7 septembre 2002, contre toute attente, Amel Fatnassi, 29 ans, remportait Koh Lanta.

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Savigny, ce sont M. et Mme Fatnassi, ses parents, qui sont les stars : assaillis de courrier et de coups de téléphone. Après 12 semaines à survivre dans la jungle du Costa Rica sous les caméras de TF1, Amel garde les pieds sur terre.

Débarquée de Tunisie en 1972 avec sa famille, Amel a grandi à Savigny : Désirée-Clary, Louis-Armand, Pierre-Mendès-France, ces éta­blissements ont formé une star... Aujourd'hui assistante sociale pour la Ville de Paris, elle n'a changé ni ses habitudes, ni son métier. La vie continue « normalement ». Il y a bien du courrier et des coups de téléphone en plus, mais Amel n'est pas dupe : « Pas question de renouer avec d'anciennes connaissances qui me contactent uniquement à des fins financières... 100 000 euros, ça met du beurre dans les épinards, mais ça ne change pas la vie!»

Comparée aux gagnants d'autres jeux télévisés bien moins méri­tants, il faut bien admettre qu'Amel, malgré ses efforts, n'a pas empoché le pactole... Tout juste de quoi « payer une croisière sur le Nil à mes parents (leur rêve), acheter une petite voiture pour ne plus dépendre du train et du RER et essayer de placer le reste dans l'im­mobilier pour quitter mes 25 m2 d'HLM... » Bref pas de quoi faire des folies et réaliser tous ses rêves : «J'aimerais vraiment faire un tour du monde, mais bon... » La petite « cigale » (comme elle se décrit) garde les pieds sur terre. D'autant que, pour le moment, personne ne lui a fait (comme à certains candidats gagnants ou pas d'autres TV réalitéWinking de proposi­tions professionnelles mirobo­lantes. « En fait, je ne vois pas bien qui je pourrais intéresser. Mais je ne demande qu'à étudier ce qu'on pourrait me proposer. » La petite assistante sociale aime le métier qui, selon elle, lui a sans aucun doute permis de remporter ce jeu.

Une aventure humaine !
Mais, pour elle, l'aventure qu'elle vient de vivre vaut pourtant de l'or. Habituée à voyager avec son sac à dos, Amel s'est inscrite en cati­mini : « A force d'avancer dans les castings, j'ai fini par l'annoncer à mes parents. Déboussolés et anxieux, ils n'étaient pas rassurés à l'idée de me voir partir. Heureusement pour eux, tout était enregistré et j'étais déjà en France lorsqu'ils ont découvert ma vie là-bas. » Celle qui vou­lait vivre trois aventures (humaine, audiovisuelle et isolée) en une (Koh Lanta) n'a pas été déçue : « Je pensais que j'aurais du mal à survivre à la jungle, mais en réalité, le plus dur a été de survivre aux autres. Je n'avais pas tellement suivi le jeu précédent et je suis partie sans faire de plan, à l'aventure. Aujour­d'hui, je suis bien moins naïve et je fais plus attention à mes fréquentations. »

Heureusement, il y avait aussi de bons moments, notamment avec Maud, Béatrice, Isabelle et Jimmy. « L'amitié qui est née perdurera longtemps, ce que nous avons vécu ensemble est indélébile. » Surprise, Amel tente de cacher une bouffée d'émotion derrière un grand sourire : « II faut l'avoir vécu pour comprendre ». Quant à Nicolas, son dernier rival, perçu comme un traître et un tricheur par tout le monde, Amel tempère : « Il ne garde aucune rancœur à mon égard et nous sommes toujours en contact. Heureusement pour lui, le Nicolas de la vie ne ressemble en rien au Ni­colas de Koh Lanta sanctionné par la majorité le soir de la finale ». Heureuse, Amel profite pour le moment de sa petite notoriété avant de retomber dans l’anonymat, forte d'une expérience inoubliable.

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